Cette région méconnue de Thaïlande entre jungle immense, plages désertes et routes sauvages

Il existe encore en Thaïlande des régions où l’on peut rouler pendant des heures sans croiser grand monde, entre jungle luxuriante, routes qui serpentent et plages presque vides.
Située à proximité de Surat Thani, la région de Sichon fait partie de ces coins préservés, loin des itinéraires classiques. Ici, le scooter devient bien plus qu’un simple moyen de transport : c’est une invitation à l’exploration.

Sichon, une Thaïlande sauvage et authentique

Quand on pense à la Thaïlande, les images de Phuket ou de Koh Phangan viennent souvent en tête. Pourtant, sur la côte du golfe, Sichon offre une expérience radicalement différente. Pas de grands complexes hôteliers, peu de touristes et surtout des locaux (pendant les vacances thaïlandaises), et une nature omniprésente.
Entre la mer et l’intérieur des terres, la jungle semble parfois infinie. Les palmiers, les bananiers et la végétation dense bordent les routes, parfois si étroites qu’elles donnent l’impression de s’enfoncer au coeur de la forêt. Il n’est pas rare de devoir faire un écart pour éviter une grosse feuille qui arriverait au niveau de la tête.

Explorer la région en scooter, une évidence

Si Sichon se découvre aussi bien en scooter, ce n’est pas un hasard. Les distances sont idéales, la circulation quasi inexistante et chaque virage réserve une surprise. Rouler ici, c’est accepter de ne pas savoir exactement où l’on va finir.
Les routes serpentent entre jungle et cocotiers, longent parfois la mer avant de s’enfoncer dans des paysages plus vallonnés. Certaines portions sont impeccables, d’autres plus chaotiques, mais c’est aussi ce qui fait tout le charme de la région.
En scooter, vous pouvez vous arrêter quand vous le souhaitez, observer la vie locale, discuter avec des habitants curieux mais toujours bienveillants, ou simplement couper le moteur pour profiter du silence.

Des plages désertes, loin de la foule

Le long du littoral de Sichon, les plages se succèdent sans jamais se ressembler tout à fait. Certaines sont larges et sableuses, d’autres plus sauvages, bordées de rochers ou de végétation.
Il n’est pas rare de se retrouver seul face à la mer, avec pour seuls compagnons quelques pêcheurs et leurs bateaux colorés. Ici, pas de transats alignés ni de musique en continu, mais une ambiance simple et apaisante.
Ces plages désertes ont aussi leur revers. Derrière l’image de carte postale, on constate parfois la présence de déchets charriés par l’océan et accumulés sur le sable, surtout après les marées ou la saison des pluies. Plastiques, filets ou objets venus de loin rappellent que même les régions les plus préservées ne sont pas épargnées par la pollution.

Une immersion dans la vie locale

Sichon, ce n’est pas seulement des paysages. C’est aussi un quotidien rythmé par la pêche, les marchés locaux et les petits restaurants en bord de route. Les fruits de mer y sont frais, la cuisine souvent épicée, et l’accueil sincère. La ville n’est pas très intéressante mais les alentours sont très jolis avec rapidement de belles routes au bord de l’eau.
Il est important de noter que les habitants n’ont pas l’habitude de voir des étrangers et parlent peu, voire pas du tout anglais. Cela n’enlève rien à leur sourire chaleureux et à leur bienveillance, qui rendent l’expérience encore plus authentique et mémorable. Au hasard de la route, vous arriverez certainement, comme moi, à vous mettre d’accord sur un plat ou à dénicher un stand pour une petite brochette.
Pour un bon restaurant avec vue, au bord de l’eau, rendez-vous ici : ชายใหญ่ซีฟู้ด

Mon arrivée à Sichon

Rejoindre Sichon en scooter depuis Surat Thani fait déjà partie du voyage. La route traverse des paysages variés, alternant portions urbaines, jungle dense et d’abord, longues lignes droites plutôt moroses. Mais plus on s’éloigne de Surat Thani, plus la nature reprend ses droits.
L’arrivée au logement marque une vraie rupture. Après des kilomètres à rouler presque tout droit sur une voie rapide, découvrir cette maison en forme de V, posée au calme, donne immédiatement le sentiment d’être arrivé ailleurs, loin de tout.

👉 Je raconte en détail ce trajet dans mon récit Sortir de la zone.

Thibaut schweppes
Thibaut schweppeshttps://letourdumondedemespieds.fr/gamin-voyageur-2/
Passionné par les parcs d'attractions, le catch et les road trips à travers le monde, je voyage plusieurs mois par an depuis 2009. Retrouvez moi sur Instagram.

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