5 livres de voyage qui donnent envie de partir

Il existe des centaines, peut-être des milliers de livres qui parlent de voyage. Des récits d’aventures, des carnets de route, des romans qui donnent envie de partir à l’autre bout du monde ou simplement de prendre un billet de train sans trop savoir où l’on va descendre.
J’en ai lu quelques-uns qui m’ont particulièrement marqué et que j’avais envie de vous faire découvrir ici.

Et puisque je parle de livres de voyage, je vais quand même me permettre de glisser discrètement le mien dans cette sélection : Gamin voyageur. Ce n’est pas uniquement des récits de voyage. J’y raconte mes voyages, bien sûr, mais surtout les cinq années qui ont suivi mon tour du monde, sous la forme d’un journal intime. Une période où, finalement, le voyage ne s’est pas vraiment arrêté. J’y parle de la maladie de ma maman, de solitude et de tendresse. L’introduction c’est par ici : Maman

Voici donc cinq livres qui, chacun à leur manière, parlent de voyage, de liberté, de départ ou simplement de l’envie d’aller voir ce qu’il y a ailleurs.

Les Clochards célestes – Jack Kerouac

Vous aurez certainement déjà entendu parler de Sur la route, classique parmi les classiques dans les livres de voyage. Mais Jack Kerouac a écrit d’autres récits qui valent le détour, notamment Les Clochards célestes. On y retrouve Ray Smith, alter ego de l’auteur, qui quitte les routes américaines pour se rapprocher de la nature, de la montagne et du bouddhisme. Le début est un peu long, mais une fois que Kerouac emmène son personnage dans les montagnes, le livre prend une autre dimension. Le voyage y est moins une succession de destinations qu’une façon de prendre ses distances avec la vie ordinaire. Un style “à l’ancienne” dans lequel il faut réussir à rentrer.

” Pauvre chair mortelle, il n’est pas de réponse”, pensai-je. Je ne savais rien d’autre. Je me moquais du reste. Rien ne comptait plus. Et, soudain, je me sentis libre.”

Jack Kerouac

Dans les forêts de Sibérie – Sylvain Tesson

Sylvain Tesson décide de passer six mois seul, dans une petite cabane au bord du lac Baïkal, en Sibérie. Pas d’hôtel, pas de restaurant, pas de visites à enchaîner : quelques livres, de quoi boire et manger, et surtout beaucoup de temps devant lui. Le récit raconte cette expérience de solitude, ses promenades autour du lac et ses réflexions sur le temps qui passe et notre façon de vivre. Certains n’aimeront peut-être pas son style, un chouille pompeux. Mais derrière ça, la démarche est belle : prendre volontairement le temps de s’isoler du monde, de vivre avec peu et de regarder autrement un environnement dans lequel on ne ferait normalement que passer. J’aurais personnellement bien du mal à me couper du monde à ce point et ne pas avoir accès aux informations.

J’y ai emporté des livres, des cigares et de la vodka. Le reste — l’espace, le silence et la solitude — était déjà là. La cabane était un poste d’observation idéal pour capter les tressaillements de la nature.
J’ai connu l’hiver et le printemps, le bonheur, le désespoir et, finalement, la paix.
Au fond de la taïga, je me suis métamorphosé. L’immobilité m’a apporté ce que le voyage ne me procurait plus.

Sylvain Tesson

L’homme qui voulait vivre sa vie – Douglas Kennedy

L’un des plus grands succès de Douglas Kennedy, un auteur que j’aime beaucoup. Pas tout à fait un livre de voyage, mais si l’idée est de partir, difficile de ne pas le mettre ici. Un homme qui plaque sa vie du jour au lendemain et se retrouve à traverser les États-Unis, en essayant de se reconstruire une existence ailleurs. Un roman qui donne forcément envie de se demander ce qu’on ferait si on pouvait tout recommencer.

Tout voyage a sa logique : un départ, une arrivée. Le mien s’était mué en une fuite sans fin le long d’un corridor de macadam. Sans terminus en vue.

Douglas Kennedy

L’usage du monde – Nicolas Bouvier

Nicolas Bouvier part sur les routes avec son ami Thierry Vernet, de Genève jusqu’en Afghanistan, au début des années 1950. Ils traversent la Yougoslavie, la Turquie, l’Iran et le Pakistan, en prenant le temps de s’arrêter et de regarder vraiment les endroits qu’ils traversent. Un grand classique du récit de voyage, davantage tourné vers les rencontres et la découverte des pays que vers la performance ou l’accumulation de kilomètres.

Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt c’est le voyage qui vous fait ou vous défait.

Nicolas Bouvier

Nous rêvions juste de liberté – Henri Loevenbruck

Un roman sur une bande de copains qui rêvent de liberté, de grands espaces et de routes sans fin. Ils partent à moto, traversent les États-Unis et cherchent surtout à échapper à la vie qu’on voudrait leur imposer. Le livre se lit très facilement et est particulièrement touchant. J’ai beaucoup aimé son écriture, qui m’a parfois fait penser à celle de La Vie devant soi : un style simple, vivant et presque naïf, qui rend les émotions encore plus fortes.

Le désert fait partie de mes plus beaux souvenirs à bécane. Le désert, c’est du vide vachement bien décoré. Et le vide, c’est toujours de l’espace de gagné pour la liberté.

Henri Lœvenbruck

Au fond, ces cinq livres montrent qu’il n’y a pas une seule façon de voyager. On peut traverser des continents, partir seul au bord d’un lac, prendre la route sans savoir où elle nous mènera ou simplement rêver de tout recommencer.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

À lire aussi

Citation voyage

Les 20 citations sur le voyage les plus célèbres...

Voici les citations sur le thème du voyage préférées des internautes. Parfaites si vous manquez d'inspiration pour...
Canyonlands Panorama

Les meilleures citations sur le voyage… et aussi sur...

J'ai décidé de sortir des traditionnels citations un peu gnian-gnian sur le voyage. Exemple : Rester, c'est...